Ausstellung

Paysages variés

Raymond Clement, Paul Bertemes

 
Ourdall © Raymond Clement
Ourdall © Raymond Clement

22.02.2024 - 29.03.2024

Montag | 14:00 - 17:00
Dienstag | 14:00 - 17:00
Mittwoch | 14:00 - 17:00
Donnerstag | 14:00 - 17:00
Freitag | 14:00 - 17:00

Vernissage
28.02.2024 | 18:30


Entrée gratuite

L'exposition est ouverte 1 heure avant chaque spectacle

 
DE 

Fotografieren heißt sehen.
Sehen lernen, auch Gesehenes vermitteln.

Fotografie wird immer noch gern mit der Dokumentation von Realität gleichgestellt. Dabei ist Fotografie mehr. Sie ist schon längst zu einem künstlerischen Medium geworden, das wie alle Ausdrucksformen im künstlerischen Schaffen eine große Freiheit in der Gestaltung erlaubt – vorausgesetzt, der Autor beherrscht die technische Seite seines Vorgehens.

Dabei gilt: Nicht die Kamera macht das Bild, sondern der Fotograf, der die Kamera bedient. Und dann ist da auch noch die Verarbeitung des aufgenommenen Bildes – nach der Aufnahme die Dunkelkammertechnik und/oder die digitalen Verarbeitungsprozesse, das alles sind die zu beherrschenden Instrumente, um Gesehenes in ein Bild umzusetzen.

Der luxemburgische Fotograf Raymond Clement ist ein Foto-Künstler, der bereits eine weite Strecke auf diesem Weg zurückgelegt hat, der in konsequenter und kontinuierlicher Arbeit seinen Stil entwickelt hat und weiter ausbaut.

In der Landschafts-, Natur- und Strukturfotografie von Raymond Clement geht es um „Land sehen“ im besten Sinne des Wortes, um präzise Beobachtung von Natur, Raum, Licht, Struktur, Rhythmus, Stimmung, Stille, Bewegung, Nähe, Ferne, es geht um das Ineinanderfließen von Makro- und Mikrowelten. Es geht um fotografische Präzisionsarbeit, um Augen-Blicke, die gemeinsam mit persönlichen inneren Empfindungen durch bewusstes Steuern und Aufbauen zu neuen, weiterführenden Kunstansichten verdichtet werden.

Luft, Wasser, Erde, Feuer sind für Raymond Clement so etwas wie die Grundlagenforschung seiner Landschaftsaufnahmen. Vulkanlandschaften, Sonnenlichteinflüsse, vom Wind bewegte Pflanzen, Erdstrukturen, Himmel und Wolken, Maserungen in Steinen und Hölzern, organisches Wachsen… aus diesen Bestandteilen setzt sich seine Landschaftsfotografie zusammen.

Es ist wenig verwunderlich, dass der Fotograf gerade in dem Zusammenhang gerne auf den großen Maler der deutschen Frühromantik, Caspar David Friedrich (1774-1880), verweist. Insbesondere mit seinem Bild „Eismeer“ schuf dieser Meister der Komposition die Grundlagen für eine neue, offene künstlerische Auffassung des Naturraums, eine Vision, die weit über den reinen dokumentarischen Observationscharakter von Natur hinausreicht.

Der bekannte Ausspruch von Caspar David Friedrich: „Der Maler soll nicht bloß malen, was er vor sich sieht, sondern auch was er in sich sieht. Sieht er aber nichts in sich, so unterlasse er auch zu malen, was er vor sich sieht“ steht in voller geistiger Verwandtschaft zu Raymond Clements Überzeugung, was auch Fotografie leisten sollte.

In allen Bildern, die mit Natur zu tun haben, spürt er mit präzisem Beobachtungsvermögen und unverfälschter Sensibilität natürliche Figurationen auf, aber auch Spuren, die von menschlichen Eingriffen zeugen. Das Gesehene, das Erlebte, verdichtet er dann zu spannungsvollen, dennoch stets harmonischen Bildern.

Viele der fotografischen Arbeiten muten an wie konzentrierte Ausschnitte aus großen Natur-Szenarien, die zu grafischen Einheiten gestaltet werden. Das Einfache ist die Königin der Kunst, sagen viele Künstler. Nicht das effekthaschende, grandiose Moment wird betont, sondern eher das Unprätentiöse in seiner oft faszinierenden, minimalistischen Sprache.
Alle Werke von Raymond Clement entstehen aus einem intensiven Dialog mit der Natur. Sie sind Synthesen aus subjektivem Wissen um Form und Farbe, aus technischer Perfektion und aus visueller Sensibilität und erlebter Natursubstanz. Hier sind wir weit entfernt von jeglicher bloß schönen Postkarten-Fotografie.

In den Strukturbildern verschwindet die Grenze zwischen Makro- und Mikrokosmos, die Welt kann sich in einer Felsenmaserung oder im Aderngefüge einer Pflanze spiegeln.  Solches Vorgehen verlangt vom Fotografen, nicht nur auf die Dinge zu sehen, sondern sie in ihrem Innern, in ihrem Wesen, in ihrer Seele zu erkennen.

Der saarländische Bildhauer Paul Schneider sagte: „Einen Stein versteht man nur, wenn man das will.“ Es gehe nicht nur um die intellektuelle oder die visuelle, die ästhetische Annäherung. „Den Stein muss man auch erfühlen.“ Genau das ist der Weg, den Raymond Clement in seinen Strukturbildern kontinuierlich geht und dabei keine Angst hat, die eigene Arbeit kritisch zu hinterfragen.

Paul Bertemes, mediArt
Kurator der Ausstellung

FR

Photographier, veut dire voir.
Apprendre à voir, transmettre aussi ce que l’on a vu.

De nos jours encore, la photographie est facilement associée à la documentation de la réalité. Pourtant, la photographie est bien plus que cela. Elle est devenue depuis longtemps un médium artistique qui, comme toutes les formes d'expression dans la création artistique, permet une grande liberté dans la conception - à condition que l'auteur maîtrise l'aspect technique de sa démarche.
En fait, ce n'est pas l'appareil photo qui crée l'image, mais le photographe qui manie l'appareil. Et puis, il y a le traitement de l'image prise - la technique de la chambre noire et/ou les processus de traitement numérique - autant d'outils à maîtriser pour transformer ce que l'on voit en image.

Le photographe luxembourgeois Raymond Clement est un artiste photographe qui a déjà parcouru un long chemin sur cette voie, et qui a développé - et continue de développer - son style par un travail conséquent et continu.

Dans la photographie de paysages et de structures naturelles de Raymond Clement, il s'agit de "voir la terre" dans le meilleur sens du terme. À savoir une observation précise de l'espace, de la lumière, de la structure, du rythme, de l'ambiance, du silence, du mouvement, de la proximité, du lointain. Finalement, s’agit de l'interprétation personnelle  du macro- et microcosme. La démarche photographique qui en résulte est guidée par la précision du regard qui, associé aux sensations internes de l’auteur, lui permet d’élaborer son monde artistique.

L'air, l'eau, la terre et le feu constituent pour Raymond Clement une sorte de recherche visuelle fondamentale. Les paysages volcaniques, l'influence de la lumière du soleil, les plantes agitées par le vent, les structures terrestres, le ciel et les nuages, les veines des pierres et du bois, la croissance organique... sont autant d'éléments qui composent ses photos paysagistes.

Il n'est guère surprenant que le photographe fasse volontiers référence au grand peintre des débuts du romantisme allemand, Caspar David Friedrich (1774-1880). Avec son tableau « Mer de glace » notamment, ce maître de la composition a jeté les bases d'une nouvelle conception artistique ouverte de l'espace naturel, une vision qui va bien au-delà d’une « simple » 'observation documentaire.
La célèbre phrase de Caspar David Friedrich : "Le peintre ne doit pas seulement peindre ce qu'il voit devant lui, mais aussi ce qu'il voit en lui. S'il ne voit rien en lui, il s'abstiendra aussi de peindre ce qu'il voit devant lui" est en parfaite adéquation avec le narratif artistique de Raymond Clement.

Dans toutes ses photos ayant trait à la nature, il traque avec un sens précis de l'observation et une sensibilité personnelle prononcée les figurations naturelles, mais aussi les traces qui témoignent de l'intervention de l’homme dans son quotidien. Ce que le photographe voit, ce qu'il vit, il le condense en images pleines de tensions, mais toujours harmonieuses.

Bon nombre des œuvres de Raymond Clement ressemblent à des extraits concentrés de grands scénarios naturels qui sont transformés en unités picturales graphiques. L'accent n'est pas mis sur le grandiose, mais plutôt sur l'absence de prétention dans son vocabulaire artistique souvent minimaliste. La simplicité est la reine de l'art, disent les grands artistes.
Toutes les œuvres de Raymond Clement naissent donc d'un dialogue intense avec la nature. Elles sont des synthèses de ses connaissances dans les domaines de la forme et de la couleur, de la perfection technique et de sa sensibilité visuelle. Nous sommes donc bien loin de toute photographie de « carte postale ».

La frontière entre macrocosme et microcosme disparaît, le monde peut se refléter dans les veines d'un rocher ou d’un petit caillou.
Une telle démarche demande au photographe d’explorer les « choses » dans leur intérieur profond, d’accéder à leur essence, à leur âme.
Le sculpteur sur pierre sarrois Paul Schneider disait : « On ne comprend une pierre que si on le veut ». Selon lui, il ne s'agit pas seulement d'une approche intellectuelle ou visuelle, esthétique. « Il faut aussi ressentir la pierre ». C'est précisément le chemin que Raymond Clement emprunte dans sa démarche, tout en questionnant de manière critique son propre travail de photographe.
 
Paul Bertemes, mediArt
Commissaire de l'exposition
​(Texte traduit de l’allemand)


Musikalische Poesie ins Visuelle übersetzt
Im Rahmen der Ausstellung findet am 2. März um 20.00 ein Konzert der Kammerata Luxembourg statt. Aufgeführt werden Kompositionen von Olivier Messiaen, György Kurtág, Galina Ustvolskaya, Heitor Villa-Lobos, Mel Bonis und Igor Strawinsky. Die Kammermusik der Post-Romantik und des 20. Jahrhunderts wird durch Interpretationen am Klavier von Maurice Clement hinterfragt und parallel mit Bild-Projektionen von Landschaftsaufnahmen von Norbert Ketter und Raymond Clement in einen visuellen Dialog zum Thema „Variationen“ gestellt.

Als Kenner und Anhänger der internationalen Jazz-Szene erstellte Raymond Clement seine ersten künstlerischen Foto-Bilder als Interpretationen von Jazz und Jazz-Musikern. Schon diese frühen – und auch die heutigen – Werke der Jazz-Serien zeigen, dass Raymond Clement sich nicht mit einem perfekt auf Fotopapier reproduzierten Augen-Blick begnügt. Seine Jazz-Fotos sind authentisch gelebte Musik. Eine Auswahl dieser Bilder ist während der Ausstellung ebenfalls in der Bar des Mierscher Kulturhaus zu sehen. Am 28. und 29. März finden zudem zwei Jazz-Konzerte mit Bild-Projektionen von Raymond Clement statt.
 


La photographie devient poésie musicale
Dès lors, dans le cadre de l'exposition, un concert de la Kammerata Luxemboug aura lieu le 2 mars à 20h00. Seront interprétées des œuvres d'Olivier Messiaen, György Kurtág, Galina Ustvolskaya, Heitor Villa-Lobos, Mel Bonis et Igor Strawinsky. Ces compositions de musique de chambre du post-romantisme et du XXe siècle seront revisitées par des interprétations au piano de Maurice Clement et mises en dialogue avec des projections de paysages de Norbert Ketter et Raymond Clement sur le thème de « variations ».

Fin connaisseur de la scène internationale du jazz, Raymond Clement a créé ses premières œuvres en tant qu'interprétations de ce genre de musique et de ses musiciens et compositeurs. Les premières séries de photos de jazz - et, bien entendu, celles d'aujourd'hui - prouvent que Raymond Clement ne se contente pas d'un regard momentané parfaitement reproduit sur du papier photo. Ses photos de jazz sont de la musique authentiquement vécue. Une sélection de ces œuvres est accrochée en parallèle à l’exposition « Paysages variés » au bar du Mierscher Kulturhaus.
Les 28 et 29 mars, deux concerts de jazz avec des projections d'images de Raymond Clement auront également lieu.

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Photos Raymond Clement
Curation Paul Bertemes, mediArt

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Am 29. März um 19h00 findet eine Führung der Ausstellung in Deutscher Gebärdensprache statt (Dauer: 1 Stunde).
In Zusammenarbeit mit Solidarität mit Hörgeschädigten Asbl

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